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L’ADEME dévoile les résultats de son enquête OPEN - campagne 2015

publié le 25 juillet 2016 (modifié le 26 juillet 2016)

Le 6 juin dernier, à l’occasion des Rencontres de la Performance Energétique, l’ADEME a présenté les résultats de l’étude OPEN de la campagne 2015 (travaux achevés en 2014).

OPEN, qu’est-ce que c’est ?

Créé en 2006 par l’ADEME, l’Observatoire Permanent de l’amélioration ENergétique du logement (OPEN) est un outil d’observation national qui permet d’évaluer le nombre et le type de rénovations énergétiques réalisées dans les logements du parc privé. Ce dernier, prend également en compte les effets de levier des différentes politiques publiques en faveur de la rénovation énergétique.

Cette étude permet ainsi de suivre et d’estimer les efforts à fournir pour atteindre l’objectif fixé par la LTECV de 500 000 rénovations de logements par an à partir de 2017.

OPEN 2015

L’étude OPEN - campagne 2015 est le résultat d’observation et d’analyse des travaux effectués par les ménages français entre 2012 et 2014 sur les logements résidentiels privés, c’est-à-dire les maisons individuelles et des logements en copropriété.


Ces résultats ne peuvent être comparés avec ceux de 2014 en raison d’un changement de méthodologie. En effet, dans les éditions précédentes, la performance des rénovations était classée en trois niveaux (1 étoile, 2 étoiles et 3 étoiles), aujourd’hui celle-ci est établie sur quatre niveaux :

  • rénovation faible : concerne des gestes de niveau faible, et/ou seulement des travaux dits " complémentaires " (installation ou changement du système de ventilation, d’un système de régulation, de volets, de portes, travaux, etc.) ;
  • rénovation moyenne : au moins un geste de niveau moyen ou performant mais moins 2 gestes performants ;
  • rénovation performante : deux gestes performants parmi les 5 postes (chauffage, eau chaude sanitaire, fenêtres, murs, et toiture/comble) ;
  • rénovation très performante : au moins deux gestes performants et au moins un geste moyen sur l’un des trois postes restants.

Les principaux enseignements :

Partie 1 - Photographie du secteur de la rénovation énergétique :

  • Plus de 3,5 millions de rénovations de logements ont été achevées en 2014, dont 288 000 rénovations performantes ou très performantes ;
  • Ces rénovations représentent une dépense totale de près de 35 milliards d’euros (tous types de travaux confondus et quel que soit le niveau de performance de la rénovation) ;
  • Le montant moyen d’une rénovation faible est de 5 455€ et celui d’une rénovation performante ou très performante est de 25 410 € ;
  • Les travaux sur les fenêtres constituent les actions les plus fréquentes dans les chantiers de rénovation mais ce sont les travaux sur la toiture et/ou les combles qui génèrent la dépense totale la plus importante ;
  • Quel que soit le niveau de rénovation, une large majorité de ménages recourt aux professionnels pour réaliser les travaux (68 % pour les rénovations performantes et très performantes et 61 % pour les rénovations faibles).

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Partie 2 - Le passage à l’acte en matière de rénovation énergétique :

  • Dans près de 9 cas sur 10, les travaux de rénovation sont réalisés par des ménages propriétaires (ce taux s’élève à 98 % dans le cas des rénovations énergétiques performantes et très performantes) ;
  • 70 % des rénovations sont réalisées en logement individuel. Ce taux monte à 87 % dans le cas de la rénovation performante ou très performante en raison des plus grandes facilités d’intervention sur ce type de logement (le propriétaire est le seul décisionnaire, les travaux peuvent être réalisés par les artisans et les petites entreprises…) ;
  • Les facteurs déclencheurs des travaux de rénovation varient selon le niveau de rénovation réalisée. Ainsi, lors d’une rénovation performante ou très performante, les trois facteurs déclencheurs sont :

1) accroître le confort thermique de leur logement (63%) ;
2) réduire le montant des factures (63%) ;
3) remplacer un appareil vétuste (48%).

A l’inverse, dans les rénovations faibles, remplacer un appareil vétuste est la raison la plus répandue (47%). Celle-ci est à l’origine des travaux dans près d’un cas sur deux. L’amélioration du confort thermique (33%) et la réduction des factures énergétiques (27%) viennent respectivement en deuxième et troisième place, des motifs de réalisation de travaux.

Par ailleurs, quel que soit le niveau de rénovation réalisée, le motif de la valorisation du patrimoine arrive en 4ème position, (autour de 27%) ce qui laisse penser que la notion récente de " valeur verte " n’est pas encore pleinement intégrée par les ménages.

  • 1 ménage sur 5 en France a déjà entendu parler des EIE ou des PRIS, ce ratio passe de 1 à 4 pour les ménages qui ont fait des travaux et 1 sur 3 pour ceux ayant réalisé une rénovation performante ou très performante ;
  • 20 % des ménages ayant réalisé une rénovation ont contracté un prêt pour la financer. Ce taux monte à 41% pour les rénovations performantes ou très performantes.

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  • Vous pouvez retrouvez l’étude complète ICI.

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EN SAVOIR PLUS :