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Publication de la 10ème édition du Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments de l’OID

publié le 22 février 2022

Le 25 janvier 2022, l’OID a organisé une conférence à l’occasion de la publication du Baromètre 2021 de la performance énergétique et environnementale des bâtiments. Pour cette 10ème édition du baromètre, ce sont 29 contributeurs qui ont permis de constituer une base de données de 23 300 bâtiments, représentant plus de 54,3 millions de m2.

Pour la 10ème édition de son Baromètre, l’OID livre ses indicateurs, un outil à disposition de tous pour anticiper les réglementations à venir.

Indicateurs pour l’année 2021 :

160 kWh/m², c’est le niveau de consommation énergétique en énergie finale des bâtiments de bureaux, calculé par l’OID pour 2021, soit une baisse de 5% par rapport à l’indicateur 2020.

Deux nouveautés jalonnent l’analyse des tendances pour les bâtiments de bureaux. Tout d’abord, une synthèse des consommations sur la seule année 2020 afin d’isoler les impacts de la gestion de la crise sanitaire du COVID-19 : un recul de -10% de la consommation énergétique annuelle est observé pour la seule année 2020.
Par ailleurs, le rapport présente une analyse de la résilience des bâtiments de bureaux : des critères de résilience des bâtiments tels que les protections solaires, les toitures végétalisées ou encore les espaces en pleine terre ont été identifiés et croisés avec les données énergétiques : la consommation énergétique des bureaux présentant un atout résilience s’établit à 145 kWh/m².

Les actifs résidentiels conservent un niveau de consommation stable à 202 kWh/m2 en énergie finale. Impactés par la refonte du DPE, les mesures de la loi Climat et Résilience et l’entrée en vigueur des critères d’atténuation de la taxinomie européenne, les logements ont un cap à franchir pour mener à bien leur transition écologique. Au moins un quart de l’échantillon devra engager des actions pour faire progresser son étiquette DPE d’ici 2034. La taxinomie européenne s’applique également depuis janvier 2022 : 8,5% des logements présentent un niveau de DPE leur garantissant d’être considérés comme durables au regard du critère de contribution significative pour l’atténuation du changement climatique, 37% du parc respectent le critère Do No Significant Harm associé.

En une décennie d’observation, les indicateurs esquissent une tendance de fond :

La diminution annuelle moyenne des émissions de gaz à effet de serre ne s’élève qu’à 2,5%, alors qu’il faudrait une baisse de 4,5% au moins pour répondre à l’urgence climatique. Si la dernière année atteint ce niveau, il faudra rééditer l’exploit chaque année pour diviser par deux des émissions du secteur entre 2015 et 2030.

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