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Publication du rapport final « BIM et Gestion du Patrimoine »

publié le 27 mars 2014 (modifié le 10 juillet 2014)

Jeudi 27 mars, à l’occasion d’une conférence de presse, les co-pilotes du groupes de travail « Bim et Gestion du Patrimoine », Pierre Mit et Frank Hovorka, ont présenté le rapport final du groupe de travail.

Frank Hovorka et Pierre Mit - 27/03/2014

Le groupe de travail « BIM et gestion du patrimoine » a été lancé à l’été 2013, par le Plan Bâtiment Durable. L’objectif affiché était de permettre à la maquette numérique de devenir un véritable outil au service du bâtiment durable. À la demande de Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, Pierre Mit (président de l’Union nationale des économistes de la construction) et Frank Hovorka (membre du département pilotage du groupe Caisse des Dépôts et Consignations), ont organisé les travaux du groupe de travail, qui a réuni plus de 200 acteurs durant ces 9 derniers mois.

Ce rapport développe des propositions concrètes pour aider à la généralisation de la « maquette numérique » aussi appelée « BIM ». Cet outil et ce processus permettront la mise en place d’une « carte vitale numérique des bâtiments » neufs et existants.

Afin d’atteindre ces objectifs de généralisation du BIM en France –acronyme francisé par le groupe de travail en « Bâtiment et Informations Modélisés-, 4 grands axes de propositions ont été identifiés :

Sous ces 4 grands axes, ce sont une trentaine de propositions qui sont présentées dans le rapport. Celui-ci propose, outre une analyse partagée par les professionnels, des éléments de vulgarisation, des éléments de comparaison internationale, des références à des études et à des exemples d’utilisation.

Ce rapport confirme que le BIM représente une source d’amélioration de qualité et d’optimisation des coûts tout au long de la vie du bâtiment, pour les acteurs du bâtiment mais aussi pour ceux de l’immobilier. Le BIM constitue à cet égard un outil important pour la transition énergétique et écologique du bâtiment. Les propositions portées par le rapport trouvent un écho important dans d’autres travaux engagés par ailleurs - démarche « Objectifs 500 000 », Nouvelle France Industrielle, actions du PUCA … -, ainsi que dans la volonté affichée des Ministres de déployer la maquette numérique tout au long de la vie du bâtiment.

D’ores et déjà, des membres du groupe de travail sont prêts à s’engager dans une charte volontaire d’usages du BIM.

EN SAVOIR PLUS

Le détail des propositions

Proposition 0 : Définition

Le BIM ou Bâtiment et Informations Modélisés recouvre le modèle (au sens avatar virtuel) numérique de l’ouvrage ou du patrimoine, que ce soit en termes graphique (2 ou 3 dimensions) comme informatif (base de données dynamique). Le BIM se définit comme méthode et outil interopérable rassemblant l’ensemble des informations sur les caractéristiques intrinsèques tout au long du cycle de vie du bâtiment, garantissant accessibilité, fiabilité et pérennité des données, dont l’objectif est permettre aux secteurs bâtiment et l’immobilier de faire basculer le gain de productivité lié au numérique au service du développement durable.

Proposition 1 : BIM pour tous

  • Proposition 1.1 : Intégrer le « passeport énergétique » sous une forme interopérable (au format IFC par exemple), permettant d’en faire une partie de la « carte vitale » du bâtiment.
  • Proposition 1.2 : Imposer la délivrance d’un DOE et d’un DIUO « intelligents », dans un univers BIM, dans la construction neuve du secteur tertiaire à partir de 2018 et pour le logement à partir de 2020.
  • Proposition 1.3 : faire converger l’ensemble des obligations réglementaires afin qu’elles soient fournies en format compatible BIM de manière obligatoire à partir de 2017, afin de constituer la « carte vitale » du bâtiment au fil de l’eau.

Proposition 2 : Choc de simplification

  • Proposition 2.1 : Création d’une procédure accélérée (« fast track ») pour la délivrance d’actes administratifs (permis de construire, autorisation de travaux…) si la demande est fournie en BIM.
  • Proposition 2.2 : Intégrer le BIM comme, à terme, un élément obligatoire des certifications environnementales.
  • Proposition 2.3 : Développer l’évaluation des outils (CAO/DAO/GMAO/GTC, autres) orientée « gestion de patrimoine » s’appuyant sur le BIM, comme le projet BIM 2015.
  • Proposition 2.4 : Demander aux instances concernées (MIQCP, AQC…) d’engager une concertation afin de faire évoluer ses recommandations pour généraliser l’usage du BIM.

Proposition 3 : Mobiliser la puissance publique pour le développement du BIM

  • Proposition 3.1 : Permettre, au sein du programme « La Nouvelle France Industrielle », le développement de logiciels et applicatifs métiers sécurisés, interopérables et fiables dans la durée nécessaires à la généralisation du BIM.
  • Proposition 3.2 : Créer une filière de formation à la fonction « BIM Manager » et généraliser la formation sur le BIM à l’ensemble des métiers du bâtiment et de l’immobilier.
  • Proposition 3.3 : Développer des chantiers tests et des opérations pilotes par l’initiation d’appels à projet au niveau national et au niveau régional.
  • Proposition 3.4 : Réaliser des études économiques et/ou créer un observatoire afin de mesurer l’impact du BIM et plus largement du numérique sur le coût global du bâtiment notamment en lien avec la norme ISO 15686?5.
  • Proposition 3.5 : veiller à ce que les exigences issues des règlementations, normes, certifications, labels soient directement exploitables par BIM.

Proposition 4 : Renforcer la dynamique de filière par la réalisation d’une charte d’engagement volontaire des acteurs et d’un comité d’animation et de suivi.

  • Proposition 4.1 : Dans la charte, lister les usages pour établir une connaissance mutuelle des besoins de chacun.
  • Proposition 4.2. : Dans la charte, s’engager à maintenir l’interopérabilité des données et les rendre accessibles quelque soient les systèmes utilisés (système ouvert).
  • Proposition 4.3 : Dans la charte, garantir l’implication et l’adhésion des industriels en vue de la structuration leurs catalogues électroniques de produits.
  • Proposition 4.4 : Dans la charte, faire du BIM l’outil principal de « supervision de contraintes » pour organiser l’autocontrôle des professionnels.
  • Proposition 4.5 : Dans la charte, engager les investisseurs et gestionnaires à utiliser le BIM pendant la vie du bâtiment.
  • Proposition 4.6 : Dans la charte, inciter les gestionnaires à identifier la valeur qu’ils accordent à la donnée en lui affectant un prix indépendant du prix de l’immeuble.
  • Proposition 4.7 : Dans la charte, intégrer les assureurs afin de travailler à ce que le BIM devienne véritablement un outil de maîtrise du risque dans les bâtiments.
  • Proposition 4.8 : Dans la charte, s’engager à l’archivage dynamique des données afin d’assurer leur pérennité.
  • Proposition 4.9 : Dans la charte, demander la récupération des données d’intérêt statistique pour l’étude et la recherche sur l’efficacité énergétique des bâtiments dans une banque de données nationale avec mise à disposition en open data dans des conditions qui préservent les confidentialités légales.

EN SAVOIR PLUS :

 
 

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