Le nombre de « Bâtiments écologiques » va doubler d’ici 2018

publié le 25 février 2016

Coalition de plus de 80 Green Building Councils nationaux et spécialisée dans les questions de construction verte et de réchauffement climatique, l’organisation internationale World Green Building Council (WorldGBC), a publié le 16 février 2016 les résultats d’une étude nommée « World Green Building Trends 2016, Developing Markets Accelerate Global Green Growth » (« Les tendances mondiales de la construction verte en 2016 : les marchés émergents accélèrent la croissance verte globale »).

Menée en partenariat avec Dodge Data & Analytics et United Technologies Corporation, cette étude rend compte de la croissance de la construction verte sur le globe par une approche transversale : en effet, elle regroupe les données de plus de 1 000 acteurs du secteur de la construction de différents métiers (architectes, ingénieurs, propriétaires…) et originaires de 69 pays, dont 13 qui ont été retenus dans l’étude (Etats-Unis, Mexique, Brésil, Colombie, Allemagne, Pologne, Royaume-Uni, Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Singapour, Inde, Chine, Australie).

Parmi les principales conclusions, on retient que :

  • le nombre global de bâtiments dits « verts » (détenteurs d’une certification LEED, BREEAM ou GreenStar) va doubler d’ici 2018. Cette croissance sera surtout portée par les pays en voie de développement (notamment le Brésil, la Chine et l’Arabie Saoudite). Cela confirme la tendance, déjà observée lors d’une étude en 2012, selon laquelle le nombre global de bâtiments verts double tous les trois ans ;
  • le principal avantage des bâtiments verts est leur coût opérationnel moindre. De façon semblable, la première raison justifiant la construction verte est la réduction de la consommation d’énergie (une des deux premières raisons pour 66 % des sondés). Elle est suivie par la protection des ressources naturelles (37 %), puis la réduction de la consommation d’eau (31 %) ;
  • le fer de lance de la croissance des bâtiments verts est le secteur de la construction commerciale, avec plus de 46 % des sondés qui comptent réaliser un projet commercial impliquant les bâtiments verts dans les trois ans à venir.

Valeur verte : définition et études

La valeur verte désigne l’augmentation de la valeur d’un logement engendrée par une meilleure performance énergétique.

L’association Dinamic a conduit plusieurs études sur l’impact de la valeur verte des logements : la première, réalisée en 2013, avait permis de conclure à un effet significatif du DPE (Diagnostic de Performance Energétique, obligatoire depuis 2006) sur le prix des maisons « en bon état ».

La seconde, conduite en 2015, permet désormais de chiffrer cet impact : le prix du bien augmente en moyenne de 5 % quand le DPE monte d’un pallier ; un constat qui est plus atténué en Ile-de-France. L’étiquette énergie semble influencer plus fortement les prix que l’étiquette climat, et cette corrélation est plus marquée sur l’individuel que sur le collectif. En maisons, en moyenne, les biens d’étiquette énergie A ou B se vendent presque deux fois le prix de biens aux étiquettes F ou G.

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